Transcription pour flûte et clavecin
Cette oeuvre tente de résoudre, dans un climat général très méditatif, une dualité culturelle entre deux traditions musicales quasi-antinomiques : l'une occidentale et l'autre orientale.
Le clavecin, par sa texture harmonique et son matériau complètement chromatisé, représente la première. Presque toute sa partie est écrite de façon ininterrompue en contrepoint enlacé à deux voix, parfois une 3 ème et une 4 ème voix ont été ajoutées. La notation proposée (avec des ligatures horizontales ondulées) demande à l'interprète de trouver un phrasé rythmique qui lui est propre.
A l'opposé, la flûte, très linéaire et modale, s'inspirant un peu de la flûte "Shakuhachi" des musiques Bouddhiques Zen, évoque la culture orientale. Son rôle essentiel est de donner, dans un Temps musical beaucoup plus étiré, une autre dimension à la phrase musicale. Celle-ci étant le lieu privilégié de tensions et de détentes musicalement exprimées par des mouvements mélismatiques croissants ou décroissants, des anacrouses et des désinences très allongées, une accentuation développée...
Vers les 3/4 de l'oeuvre, et de façon progressive, ces deux mondes musicaux vont se rejoindre en un point culminant très intense pour ne former qu'un seul et unique matériau musical, à l'image des clefs de voûte en "ogive" des cathédrales gothiques.
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