J'ai emprunté ce titre à Pythagore et à Kepler. Dans ma partition, ce n'est pas l'aspect théorique de leurs travaux qui a suscité mon intérêt, mais bien plus l'aspect poétique et métaphorique de leurs pensées orientées vers la cinétique des corps célestes, tournant sur eux-mêmes et dessinant des lignes géométriques dans l'univers. L'oeuvre est écrite en 3 parties s'enchaînant de manière continue. Dans la 1re et la 3e partie, j'ai tenté aussi de conserver l'idée des trois dimensions de l'espace, par un travail d'écriture purement instrumentale, en créant de véritables perspectives sonores, sans l'aide des moyens de spatialisation électroacoustique, ni même de disposition particulière des musiciens dans la salle de concert.
La 1re partie "Symétries" développe l'entrelacement de "figures rubans" multiples (en forme d'arabesque) dédoublées par différents types de miroir (plats, obliques ou déformants).
La 2e partie "Malaise d'adolescent" est une parenthèse musicale. Elle tente de décrire un phénomène nocturne qui a obsédé une partie de mon adolescence, en me réveillant brutalement et en me terrorisant.
Enfin "Mouvements quantiques" (3e partie) nous fait pénétrer dans un autre univers, celui de l'infiniment petit, là où probablement l'univers a été créé. Dans cette partie, j'ai essayé de réaliser ce que Giacinto Scelsi avait cherché à développer dans sa musique : "le son est sphérique et rond".
3A