La 1re phase se compose d'un élément tenu stable auquel se superpose dans la même tessiture un autre élément plus mobile qui va ornementer cette longue tenue. Sur ce paysage sonore apparaît, dans l'aigu, au hautbois, une très longue phrase en plusieurs périodes. Ce chant sera harmonisé dans l'aigu aux cordes avec des appels très espacés au premier piano et dans l'extrême grave par une succession de vagues sombres et très lentes.
La 2e phase montre une zone dans laquelle 7 musiques différentes vont cohabiter, se superposer, s'enchaîner et jouer les unes par rapport aux autres.
La 3e phase, comme une résultante et une désinence de ce qui précède constitue par les trilles fff des tams-tams un bruit blanc, une zone plate. Après plusieurs cassures, cette matière sonore sera colorée très lentement par l'injection progressive de masses harmoniques aux instruments à vent (harmonies mobiles) et aux cordes (harmonie stable et glissée très lentement).
La 4e phase égrène, sur la fin de la longue résonance des tams-tams, une matière harmonique large et lente (aux pianos, harpe et pizzicati des cordes), tandis que les instruments à vent déploient de longues phrases chromatisées en contrepoint imbriqué à 2, 4 et 6 voix.
La 5e phase développe et superpose 5 matériaux sonores très contrastés.
L'œuvre s'achève vers le soleil, vers la lumière – seule issue – seul espoir encore possible.
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